Tu fais de l'eau qui ne mouille pas
Tu fais des femmes qui ne meurent pas
Tu fais des hommes qui ne meurent pas non plus
Tu fais des gosses qui ne pleurent pas
Tu fais du feu qui ne brûle pas
Tu fais des vieux qui ne sentent pas
Tu fais des jeunes qui ne boivent pas
Tu fais quelques erreurs parfois
[Refrain]
OGMan OGMan OGMan au secours
Ils ont fait des carottes qui s'épluchent à la main plus vite que des bananes
Ils ont fait des brugnons avec du sopalin plié dans le noyau
Ils ont fait des patates familiales qui pèsent 40 kilos
avec du ketchup dedans an an an an
Tu fais des oeufs en chocolat
Tu fais des canards au foie gras
Tu fais des phoques avec des poches
Et des moutons en laine velcro
Tu fais du porc halal casher
Des crocodiles en bandoulière
Tu fais des requins tournevis
Des vaches laitières qui font de la bière
[Refrain]
OGMan OGMan OGMan au secours
Ils ont fait des carottes qui s'épluchent à la main plus vite que des bananes
Ils ont fait des brugnons avec du sopalin plié dans le noyau
Ils ont fait des patates familiales qui pèsent 40 kilos
avec du ketchup dedans an an an an
Ils ont fait s'accoupler une piscine avec une cantine, ça a donné le club med
Ils ont fait s'accoupler un perroquet avec de la grenadine, du ricard
Ils ont fait s'accoupler du pain avec du lait, ça a donné un pain au lait
Ils ont fait s'accoupler du coca avec du café, de la merde
Ils ont remis un peu de café, ça a redonné du coca
Ils ont fait s'accoupler tatami et pois chiche, david douillet
Ils ont fait s'accoupler laurent cabrol avec dolf lundgren
Ils ont fait s'accoupler un connard et un nain
Ils ont fait s'accoupler johnny et laëtitia
Arrête ça tout de suite
Qu'est-ce que tu crois
Ce petit bout de planète il est à moi
Si tu ne veux pas que je te modifie génétiquement
Va falloir adapter ton comportement
Ras le bol de tes habitudes toxiques
Qui polluent mon ambiance atmosphérique
Fini tout ces gaz carboniques
Qui me mettent dans un état bronchitique
Refrain :
Touche pas à ma planète
A ma planète à moi
Bah les pattes de ça mec
Ici tu es chez moi
Non non non non non non non
Touche pas à ma planète
A ma planète à moi
Bah les pattes de ça mec
Ici tu es chez moi
Ça veut dire quoi toutes ces menaces de pollution
Qu'il faut s'attendre à une contamination
Je veux te transformer en dioxyde d'azote
Et te pulvériser en particule mon pote
Tu finiras au large de mon petit hexagone
Catapulté au loin dans la couche d'ozone
Il ne te restera que tes yeux pour pleurer
Mais n'oublie pas tu l'auras bien mérité
Refrain:
On dirait que tu n'as pas tout à fait compris
Les fleurs et les oiseaux pour moi n'ont pas de prix
Les petits lapins blancs au loin dans la prairie
Les forêts, les rivières ce sont tous mes amis
Refrain x2
Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures
je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
Quand vivaient les parents de mon arrière
grand-père
Et qu'il tombait encore de la neige en hiver
En ces temps on vivait au rythme des saisons
Et la fin des étés apportait la moisson
Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux
Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
Paysages lunaires et chaleur suffocante
Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'a c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...
Il ne reste que quelques minutes à ma vie
Tout au plus quelques heures,
je sens que je faiblis
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier humain de la terre
Tout ça a commencé il y a plusieurs années
Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
Par des bouts de papier que l'on appelait argent
Qui rendaient certains hommes
vraiment riches et puissants
Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre
Pollué l'air ambiant et tari les rivières
Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits
C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
Quand tous les océans ont englouti les îles
Et que les inondations ont frappé les grandes villes
Et par la suite pendant toute une décennie
Ce fut les ouragans et puis les incendies
Les tremblements de terre et la grande sécheresse
Partout sur les visages on lisait la détresse
Les gens ont dû se battre contre les pandémies
Décimés par millions par d'atroces maladies
Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
Comme tombent les mouches...
Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
Plus rien...
Plus rien...
Mon frère est mort hier au milieu du désert
Je suis maintenant le dernier le humain de la terre
Au fond l'intelligence qu'on nous avait donnée
N'aura été qu'un beau cadeau
empoisonné
Car il ne reste que quelques
minutes à la vie
Tout au plus quelques heures,
je sens que je faiblis
Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
Adieu l'humanité...
Adieu l'humanité...
Toutes les huit secondes
Un enfant crève au tiers-monde
Parce qu'y a pas accès à l'eau
Et on dit qu'dans son pays chaud
C'est l'soleil qui a séché les ruisseaux
Quand on sait qu'une toute petite fraction
De tous ces budgets militaires à la con
Pourraient abreuver les humains
Leur assurer un lendemain
Mais l'occident s'en lave encore les mains
Alors que toutes les huit secondes
Se génèrent des profits immondes
Chez les grandes multinationales
Qui croient que l'droit fondamental
D'accès à l'eau doit dev'nir commercial
Aujourd'hui la source est cotée en bourse
Et on se câlice ben de la ressource
On nous dit qu'c'est inépuisable
Pas besoin de gestion viable
Y'a un signe de piastre au bout de l'eau potable
Pendant qu'les rivières coulent à flots
Certains font de l'argent comme de l'eau
Sans se soucier des écosystèmes
C'est ben plate à dire mais ça a l'air
Que c'est ça l'noeud du problème !
Hey !
Toutes les huit secondes
Un nouveau cancer qui nous ronge
Eau qui devient marchandise
Aqueducs qu'on privatise
Et gouvernements complices qui improvisent
À Montréal dans les souterrains
Ils pompent l'eau qui nous appartient
Payent des peanuts pour le produit
Et comme ils ont le monopole
Font plus de profits qu'les compagnies d'pétrole
Toutes les huit secondes
Je ressens un peu plus de honte
Face à cette surexploitation
Et à cette triste destruction
D'la nature pour la consommation
On nous met d'vant les faits accomplis
Ils jouent la terre au Monopoly
Et quand ils se s'ront appropriés
Les nuages, les oiseaux, les glaciers
P't'être qu'y en auront assez
Pendant qu'les rivières coulent à flots
Certains font de l'argent comme de l'eau
Sans se soucier des écosystèmes
C'est ben plate à dire mais ça a l'air
Que c'est ça l'noeud du problème !
Hey !
Quand il ne restera que huit secondes
Avant la fin de ce monde
On r'pensera au genre humain
Qui à cause de l'appât du gain
Aura am'né la planète au bord du ravin
Quand il ne restera que huit secondes...
Toutes les huit secondes
Encore plus de colère qui monte
Quand je vois mon grand pays d'eau
Être mis à sac par des salauds
Qui s'foutent d'la vie assis dans leur tour à bureaux
Dans ce Québec de forêts et d'or bleu
Ces richesses doivent dev'nir des enjeux
Bottons les fesses des décideurs
Et devenons des précurseurs
Citoyens ! L'avenir commence à ç't'heure !
Le petit pêcheur gaspésien
Suivait son père chaque matin
15 ans et demi et déjà le pied marin
Sous la lueur d'un vieux fanal
Accompagné par les étoiles
Prenait le large le vent dans les voiles
Tous les jours son père lui disait
Quand ils remontaient les filets
Y' tant de poissons dans le Saint-Laurent
Qu'on en aura jusqu'à la nuit des temps
Et au bout de 40 saisons
Le paternel comme de raison
Décida de jeter l'ancre pour de bon
Le petit pêcheur gaspésien
Qui n'avait plus rien d'un gamin
Prit la relève du bonhomme haut la main
Comme les pêcheurs des environs
Il voulut prendre de l,expansion
Troqua le vieux bateau pour un plus grand
On ne peut pas arrêter le changement
Le petit pêcheur gaspésien
Roulait sa bosse avec entrain
Dans les années 70 et 80
Et pour mieux runner sa business
Il prit avec lui ses 2 fils
Comme le père l'avait fait jadis
La pêche était en plein essor
C'était l'époque des grands records
Ils revenaient chaque jour à marée basse
Le bateau rempli de morues bien grasses
Puis un coup dur pour la région
Que de la brume à l'horizon
On aurait qu'il y avait moins de poissons
Partout on niait l'évidence
Mais la rumeur courait partout dans l'anse
Que l'on aurait surestimé l'abondance
Comme il n'y a plus de morues
Et que les prises diminuent
Les scientifiques ont crié halte-là
Il fallut vite imposer des quotas
La morue reviendra bien vite
Répétaient les plus optimistes
Même si plusieurs allaient droit vers la faillite
Beaucoup de jeunes gens de la place
Découragés partirent en masse
Y'a pas de jobs icitte qu'est-ce tu veux qu'on fasse
Quand on base une économie
Toute sur une même industrie
C't'un peu comme mettre ses oeufs dans l'même panier
On reste le bec à l'eau quand y'est vidé
Le petit pêcheur gaspésien
Sent monter en lui le chagrin
Quand il voit ses garçons exilés au loin
Les 2 ont les pieds bien au sec
L'un à Montréal l'autre à Québec
Plus jamais ils ne sentent l'odeur du varech
Le poisson n'est plus jamais rev'nu
Et son beau bateau fût vendu
Il ne lui reste que le paysage
Et ses souvenirs quelque part au large
Depuis le début du siècle
Des gars courageux ont coupé le bois du Québec
Partaient à l'automne, passaient l'hiver dans des camps
Revn'aient voir leurs femmes quand arrivait le printemps.......
Les américains flairant la bonne affaire
Sont v'nus faire la piasse dans l'bout de Trois-Rivières
Ça va nous faire d'la job pour les Canadiens-Francais
Bâtissez vos usines pis nous on vous donne la forêt!
Pendant des années y'ont coupé comme des défoncés
La demande est trop grande pour s'qu'la forêt peut donner Mais cé pas ben grave
Y'ont des chums au gouvernement
Fa'qu'y sont r'montés au nord
Continuer la coupe à blanc...
Les Amérindiens ceux qui chassent de père en fils
Ont voulu leur parler
Y s'sont fait dire rentré chez vous
C'est pas avec vous autres qu'on va faire des bénéfices
Pour nous un caribou c'est ben plus beau sur un trente sous
Et le gars d'la compagnie rit dans sa barbe
C'est qui le con qui a dit que l'argent poussait pas d'ins arbres
Discours d'Hubert Reeves :
Je pense que l'humanité n'est pas nécessairement la favorite de la nature, que l'humanité peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu'il y a eu dix millions d'espèces animales jusqu'ici tandis que neuf millions ont été éliminés. On n'est pas une espèce élue comme on l'a cru pendant longtemps, la nature peut très bien se passer de nous.
Discours de Daniel Mermet :
Dans un millénaire on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve, mais l'avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c'est ce siècle qui fera date, et qui fera tache, un siècle de turpitudes. Nous en sortons exténués, inhibés, esquintés, la queue entre les jambes de l'humanité.
Nuit et goulags, charniers et brouillard. Dans la nuit les feux d'artifices projettent les ombres de la Kolima, d'Hiroshima et des trains pour Auschwitz, plutôt que le premier pas d'un homme sur la lune. Einstein tire la langue ou la beauté d'un Lagardère. Mais l'une des ruses de l'histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l'évidence. Fin de l'histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. “Plus rien à voir, circulez.” Nous avons obtempéré, nous circulons, sans rien voir.
Un jour, un jour, un jour la croissance viendra
Un jour mon patron me dira
Allez je vous augmente aussi
Mais aujourd’hui je vous licencie
Merci aux pros de la langue de bois, merci aux rêves d’un millionnaire
Donnez des pièces jaunes à Carla pour qu’elle nous sorte de la galère
Merci aux banques sans foi ni loi, pouvoir d’achat ne connait pas
La seule bourse assez bien c’est pour moi, c’est celle que je touche à la fin du mois
Alors pour toute l’hypocrisie
Un grand merci à Sarkozy
Grâce à vous tous on se dit
Bon dieu dans quel monde on vit ?
Refrain :
Du FMI au RMI ,de l’ISF à SDF
Du ministère à la misère
De la CGT au Medef
Du caniveau à la tête de l’Etat
De la retraite chapeau au RSA
De la France d’en haut à celle d’en bas
Il n’y a qu’un pas
Alors on danse
Sur le monde en morceaux
Et la valse commence
Toujours sur le même tempo
Alors on danse
Sur le monde en morceaux
Après tout quelle importance
Pour nous c’est pas nouveau
La vie est pleine de surprises
Surtout pour ceux qui connaissent la crise
J’ lève mon verre à votre santé
Avant qu’on se fasse tous sauter
Moi dans la vie je m’en fais pas
Je bouffe des pâtes à tous les repas
Embrassez pour moi la famille
Pendant que mes frères crient à la famine
Merci Monsanto pour tous tes beaux OGM
Merci à Quick et McDo pour nous vendre la bouffe qu’on aime
La Course à la consommation
Produits des cons sans sommation
Et vous qui trouvez tout horrible
Moi je dis qu’ensemble tout est possible
C’est pas grave, on vous pardonne de conduire le monde à la perte
Bien sur vous avez la donne nous on fera avec les restes
Reprend une part de connerie pour le dessert
Je sais que t’en as marre mais y a que ça qui reste pas cher
Je vous jette pas la pierre
Vous qui bossez comme des fous
Pour nous sortir de la galère
Après tout j’ai voté pour vous
La croisière s’amuse pendant qu’on patauge dans la boue
Excusez-moi j’abuse, je suis dans la merde jusqu’au cou
[Refrain]
Moi la crise, elle me touchera pas
Et oui je vis au crochet de l’Etat
Je m’en fous, je peux planter ma société
On fera tourner la planche à billets
Sans parachute c’est le crash assuré
A moins d’être un bon pote à Clavier
Le petit du roi est devenu roi
Et ça se passe juste en bas de chez moi
Merci aux ministres de l’ouverture
Qui ont fait de la France une caricature
Merci à tous de nous prouver
Que vous êtes tous dans le même panier
J’aurais voulu être socialiste
Si j’écoutais mes rêves d’enfant
Mais tous ces beaux noms sur les listes
Sont dans le cimetière des éléphants
On bosse dur été comme hiver, y a pas de saison pour la galère
Pour les vacances on reste chez nous au prix d’ l’essence ?
Expliquez moi, vous, à la tête de l’Etat
J’comprend pas j’ai, pas fait Science Po ou l’Ena
Merci aux puissants pour les 1 %
J’en demandais pas tant
Mon RSA m’attend
Toutes manières qu’est-ce-qu’on y peux
On est pauvres avant d’être vieux
Prend les choses du bon côté
On est vivant qu’est-ce tu veux d’ mieux
Refrain :
Du FMI au RMI ,de l’ISF à SDF
Du ministère à la misère
De la CGT au Medef
Du caniveau à la tête de l’Etat
Du sexshop au RSA
De la France d’en haut à la tête en bas
Il n’y a qu’un pas
Alors on danse
Sur le monde en morceaux
Et la valse commence
Toujours sur le même tempo
Alors on danse
Sur le monde en morceaux
Après tout quelle importance
Pour nous c’est pas nouveau
Mhhmmm… le pouvoir d’achat est en baisse
Mhhmm…